(Fr) PLMLab – Back to Basics 5 – Compte Rendu

Posted on November 28, 2011

plmlabJeudi dernier, le 24 novembre, se tenait la 5ème édition des conférences “Back to Basics” organisées par l’association PLMLab. Le thème de la conférence portait sur les relations PLM/ERP. C’était aussi l’occasion pour l’association et son bureau de clôturer sa première année d’exercice avec un bilan plus qu’honorable. Encore une fois la conférence a été une belle réussite avec des intervenants de qualité et comme on le souligne régulièrement que ce soit dans le cadre des conférences ou des webmeetings de l’association, une liberté de ton permettant à chacun de s’exprimer. Et la focalisation très claire sur les concepts, les méthodes et les processus métiers de gestion plutôt que sur des solutions logicielles permet à chacun d’appuyer son discours à travers un vécu industriel.

Le récit de la journée

Encore une fois (honte à moi) je n’ai pas pu assister à l’introduction de la journée étant arrivé avec un peu de retard (l’annonce d’un autre lieu pour tenir les conférences ne me laissera plus d’excuses). J’ai donc pu assister à la première présentation tenue par Marc Hittinger de la société SNECMA qui est venu apporter son expérience de gestion de données du produit tout au long de la conception d’un réacteur avec les différentes interactions entre PLM et ERP et en précisant aussi la prise en compte de toutes les opérations de maintenance. Le rebouclage de l’information tout au long du cycle de vie du réacteur et la communication de conseils de maintenance aux clients utilisateurs suite à l’étude des données de télémétrie relevées en vol représentent le besoin d’avoir une vue réellement globale de cette gestion de cycle de vie du produit.

Marc Hittinger SNECMA PLMLAB Back to Basics 5

snecma

Ensuite Jean-Jacques Urban-Galindo (JJUG) présentait le cas de PSA à travers son expérience au sein du projet Ingenum. JJUG nous présentait les différents types de données traitées à travers les outils PLM et ERP en révélant toute la complexité d’une gestion de variantes dans le domaine automobile autant au niveau du produit qu’au niveau de l’environnement dans lequel il est réalisé (usine, …).

JJUG

Cette présentation de JJUG va encore une fois être à l’origine d’un prochain article que je suis en train d’écrire sur le pourquoi de la gestion de nomenclature livrée à date. Encore de vives et chaleureuses discussions en perspectives lors de nos prochaines réunions!

Après une courte pause c’est Denis Debaecker, de Vinci Consulting qui venait présenter la spécificité de l’utilisation de PLM et d’ERP dans l’industrie du “design to order”. Dans ce contexte deux données d’entrée viennent fortement remettre en question la vision classique du PLM et de l’ERP. Le “design to order” porte généralement sur des équipements dont on ne maîtrise pas forcément le processus de conception dans son intégralité. Ensuite, l’absence d’une production en série modifie considérablement les relations PLM/ERP. Il était donc très intéressant de suivre cette présentation qui rappelait que le PLMLab a pour but d’étudier les concepts de la gestion du cycle de vie du produit d’une manière générale permettant ainsi de s’intéresser à différents types d’industries tout en se posant les mêmes questions de base.

Denis Debaecker

Denis Debaecker

Après la pause déjeuner, les 3 intervenants de la matinée revenaient pour une table ronde avec certaines questions directrices proposées par Denis Debaecker, permettant de préciser certains points des présentations en re-focalisant l’intérêt sur le thème de la journée, les relations PLM et ERP.

table Ronde plmlab

A la suite de cette table ronde, les discussions et présentations sur le thème de la journée étaient clôturées pour laisser place à l’assemblée générale de l’association PLMLab un tout petit peu plus d’un an après la création de la structure. Cette assemblée a permis de valider la gestion de l’association aussi bien dans son but premier qui est de travailler sur la clarification des concepts traités par le large processus global de gestion du cycle de vie du produit, que sur sa gestion financière pour laquelle JJUG réalise une prestation impeccable.

Assemblée Générale Ordinaire PLMLAB 2011

Comme on le voit sur la photo ci-dessus, la fin de l’assemblée générale était consacrée à l’organisation des prochains évènements, BacktoBasics 6 et le prochain Guide. Ce qui a encore permis de lancer de vives discussions dans l’assemblée. Les grands gagnants seront donc :

  • Back to Basics 6: Chaîne Numérique, Mythe ou réalité?
  • Guide n°3: Les nomenclatures

Ma brève analyse

je ne vais pas être long sur cette analyse, ayant en plus de ce rapport de blogueur, la tâche de rédiger le PV d’assemblée en tant que secrétaire de l’association.

Le thème des échanges PLM/ERP était un sujet à la fois intéressant par le côté “vécu” qu’il peut permettre de faire ressortir lors des présentations et en même temps c’est un sujet dangereux puisque depuis la prise en compte de la gestion étendue par le PLM de données du produit, PLM et ERP se marchent un peu sur les pieds. Ainsi, si l’on était revenu aux vraies causes de limites entre ces deux domaines, il aurait fallu beaucoup plus d’une journée et surtout je crains que la discussion n’ai manqué de compétences techniques en termes de logiciel (non pas qu’elles soient inexistantes). Et la réussite de ce back to basics avec un tel sujet est passée je pense par l’ensemble des présentations qui proposaient plus des expériences plutôt que des discussions conceptuelles techniques.

Sur cette question de limite PLM/ERP, j’avais déjà publié ma position qui reste intacte. Je pense que lorsque l’on parle ERP et PLM, il faut reprendre le sens des mots. Il y a une gestion de ressources d’un côté avec clairement un but de contrôle financier d’une activité. Et de l’autre coté il y a une gestion du cycle de vie d’un produit que l’on concentre implicitement sur une gestion de l’information liée au produit. Historiquement les bases technologiques sont très différentes. Ainsi dans toutes les activités de l’entreprise il y aura des flux financiers à prendre en compte (assemblage, temps homme, investissements,…) et il y aura des informations qui toucheront de près ou de loin le produit. Il y a bien deux concepts mais seul un environnement informatique (pouvant être géré à travers une multitude de logiciels) doit exister… Vive le MDM !

Yoann Maingon

Yoann Maingon

Yoann Maingon is an Entrepreneur and a PLM enthousiast. He is our main blogger at Minerva as he has been publishing articles about General PLM concepts and Aras Innovator for more than three years.

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(Fr) Ne pas craindre la gestion par une solution PLM des produits livrés

Posted on September 28, 2011

Dans la quasi totalité des discussions que j’ai pu avoir avec des prospects ou clients à propos de la limite entre le PLM et l’ERP ou simplement dans la description du modèle de données de la solution qu’ils désiraient mettre en place, j’ai ressenti une crainte envers le fait de gérer des enregistrements de produits livrés, de la gestion de la serialisation d’un produits dans une solution PLM. Je voudrais donc apporter quelques informations pour convaincre qu’il ne faut pas le craindre. Je ne dis pas pour autant qu’il faille le faire à tout prix. Tout est question de besoins de gestion spécifiques en interne tels que pour réaliser du Soutient Logistique Intégré où à partir d’une conception livrée vous allez poursuivre le suivi d’une configuration livrée.

Une solution PLM est (doit être) avant tout une solution flexible

Je pense qu’il faut d’abord expliquer une différence de conception entre PLM et ERP sur le fait qu’une bonne solution PLM aujourd’hui est une solution qui s’adapte à différents objets gérés par les entreprises pour accompagner le cycle de vie de leur produit. C’est d’ailleurs pour préciser le besoin technologique des solutions PLM que j’avais rédigé la suite d’articles sur les concepts de l’architecture IT d’une solution PLM avec notamment une description du “Framework” nécessaire:

Architecture IT PLM : Objectifs par bloc (5/6 PLM Enabling Framework)

Il est important de ne pas dissocier une frontière religieuse entre ERP et PLM; certains processus métiers ou certains types de données peuvent être gérés dans l’un comme dans l’autre. Il faut profiter des capacités technologiques de chaque solution. Pour illustrer cela j’avais créé un graphique qui au lieu de voir le SI comme d’un coté l’ERP et de l’autre le PLM, je décrivais deux types d’information qui en fait se retrouvaient dans la plupart des objets gérés dans le SI d’une entreprise.

ERP_PLM

ERP et PLM peuvent gérer des références identiques

La remarque principale que je reçois est : “on gère déjà nos référence livrées dans notre ERP donc on ne doit pas les tracer dans le PLM?”. Donc vous êtes sûrs de bénéficier de toutes les fonctionnalités dont vous avez besoin dans votre solution ERP? Je doute fort que les spécificités de votre métier et de votre gestion permette de gérer comme vous le désirez la relation avec toutes vos documentations. Comment se passe la gestion des retours clients? Vous recevez une référence ou un numéro de série qui est enregistré dans l’ERP, comment connaissez vous la configuration de votre produit. Elle est stockée dans l’ERP? Très bien, mais maintenant vous modifiez cette configuration en réparant le produit. Quelle est la conséquence au niveau des enregistrements? Vous intégrez cette modification dans l’ERP? ou vous débutez un nouveau fichier excel?  Comme je le présente plus haut, il faut profiter des spécifités techniques de l’ERP et du PLM. La solution PLM permet de manipuler des structures de données et d’en créer de nouvelles. Il est possible de gérer une nomenclature telle qu’elle est conçue, de stocker les diverses versions de nomenclature produites et ensuite de conserver et de maintenir la nomenclature des produits utilisés par vos clients dans le cadre d’une prestation de Soutien Logistique Intégré par exemple.

Et pour ne pas avoir deux fois les mêmes enregistrements, diverses solutions existent. Vous pouvez avoir des solutions, comme c’est le cas pour Aras Innovator, dans lesquelles vous aurez un objet qui va chercher ses valeurs dans une autre base de données (ERP ou CRM par exemple) sans conserver d’enregistrement des propriétés en base de données. Vous ne conservez qu’un lien vers les instances. Vous pouvez aussi faire appel dans une démarche plus globale à l’utilisation de solutions type MDM à partir desquelles l’ERP et le PLM viendront chercher les informations à manipuler.

Le modèle économique d’Aras favorise cette démarche

Présenté plusieurs fois sur ce blog, le modèle économique d’Aras Innovator ne dépend que du nombre d’utilisateurs global qui a un login dans l’outil. Le but est ici de valoriser une quantité de supports nécessaires. Par contre il n’y a pas de lien avec le nombre de modules ou de fonctionnalités que vous intégrez à l’outil. Ainsi si vous gérer déjà une Nomenclature de conception, il n’en vous coûtera que le coût de l’intégration (que vous pouvez réaliser en grande partie vous même) pour ajouter des fonctionnalités de gestion de nomenclatures “As delivered” et “As Maintained”. Je présenterai d’ailleurs dans un article en cours de préparation les concepts de cette enrichissement du modèle de données natif d’Aras Innovator.


 


Yoann Maingon

Yoann Maingon

Yoann Maingon is an Entrepreneur and a PLM enthousiast. He is our main blogger at Minerva as he has been publishing articles about General PLM concepts and Aras Innovator for more than three years.

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(Eng) My 2 cents on PLM-ERP integration concepts

Posted on December 6, 2010

plmerp_engThis is my first post in english since I’ve announced I would alternatively write articles in french and english. This article is following the comment I recently made on Oleg’s blog about PLM and ERP integration. There is a lot of debates on this integration as you can save a lot of time and get more productive with such integration at least when you think about the data each sides needs from the other. The problem is, none of these solution as been made to be integrated with the other. ERP editors have not think about how would they integrate their system with a PLM solution just like PLM editors, they just fixed this need by creating translators, connectors, and some other kind of integration. And that’s why i think most of the debates on PLM and ERP integration are just a waste of time and money as the real solution will come from an editors who will rethink from the basics the whole integration strategy.

“PLM, ERP, whatever the name, it may not be the only software to need a single dataset, you just handle it differently”

This is my personnal point of view on PLM and ERP integration. I don’t think these systems should own the data. The software is not made to own a data, the data should be most of the time a representation of a real thing. Software mainly virtualise items to enable business rules to be applied to them. Let’s take a car. It has history, design information, actual cost, production plan, etc… The data is the car and all its related information. What PLM and ERP will provide are business rules to manage evolution of some property and attributes of the car. Tools like Master Data Management should be the unique software to own data. PLM, ERP and other solution will just impact the adequat data. So, in fact there should be no need of PLM and ERP integration it should just be a part of the whole information systems where PLM and ERP interact with the same datasets.

Build a system easy to integrate, use standards !!!

That’s where we could accelerate things in companies’ informations systems and stop wasting time on software integration. Using standards for data management. I like the example of XML as it is widely used is the base of different standard like GML for example. The need is to address and structure a data that is easy to understand and in which some part can be controlled by different systems. Here is a short XML example of what I’m trying to explain where some data should be addressed by ERP, some by PLM and maybe we could add some data managed by both.

<Item type="Produced Good">
 <properties>
  <property name="serial_number"></property> <-- this would be filled by ERP
  <property name="production_date"></property> <-- this would be filled by ERP
 </properties>
 <relationships>
  <relationship>
   <Item type="ProduceGoodDefinitions"> <-- this whole section would be updated by PLM
    <related_item>
     <Item type="Part">
      <property name="name">car</property>
      <relationship>
       <Item type="Part subPart">
        <property name="quantity">4</property>
        <related_item>
         <Item type="Part">
          <property name="name">wheel</property>
         </Item>
        </related_item>
       </Item>
      </relationship>
     </Item>
    </related_item>
   </Item>
  </relationship>
 </relationships>
</Item>

My point in this example is just to show that on one extract which could be read with usefull information for anyone in the company, there will be data updated by the ERP and some other data managed by the PLM. So, there shouldn’t be any connector between ERP and PLM, just both applictaion should affect some part of the same dataset.

Is Master Data Management the answer?

I’m not a specialist of MDM but from the different description I’ve been reading and the few hours I’ve started to work on such tools, it clearly seems to correspond to the needs I discribe. My point is that the added-value of such tool should be mainly database management. And from what I’ve been able to see most of the effort is focused on data conversion management for data to go both ways between specific application and master database. If both, MDM and specific application were using standard format, on each side we could concentrate on our added-value.

Conclusion

Yes these points are obvious but we’re still spending too much time talking about non-sens integration costing a lot of development time. Instead of that we should push more the editors to use standards data-exchange formats in order to have people working on datastorage performance and other people working on business rules integration. Does that make sens? Are the MDM editors the next target for PLM companies?


 

Yoann Maingon

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le PLM pour meilleur ami du contrôleur de gestion?

Posted on August 23, 2010

PLMforProductCosting
J’ai été amené récemment à envoyer un nouveau commentaire sur un des articles du blog d’Oleg (Beyond PLM) qui traitait de l’utilisation de fonctionnalités de types “Réseaux sociaux” et “web 2.0” pour favoriser la prise en main par les utilisateurs d’une telle solution. Dans mon commentaire je l’interpellais sur le fait qu’il avait réalisé un certain nombre d’articles sur le parallèle entre réseaux sociaux et PLM, et je pense qu’il y a certaines données économiques pour l’entreprise qui font qu’il est difficile de faire un lien entre ces deux mondes sur la question de l’adoption de tels outils par les utilisateurs. J’en suis donc arrivé à lui demander de faire plus souvent le lien avec des ERP pour avoir des solutions avec des budgets comparables. Et une des choses que les ERP font de bien, c’est la remontée de toutes les activités de l’entreprise dans le module de comptabilité pour gagner un temps précieux pour la réalisation de comptes de résultats, bilans et de leurs analyses.

Le contrôle de gestion

Une des données importantes qui doit être tirée de ces analyses, c’est l’étude de la profitabilité, selon les découpages nécessaires(cente de profit, produit,…). Et pour cela il vous faut faire correspondre toutes vos ressources (différentes charges, matières,…) avec vos produits (ventes). Alors vous allez me dire qu’en effet lister les charges et les produits c’est de la simple comptabilité. Mais ici on parle d’études découpées par produits. Pour prendre un exemple, il va falloir être capable de répartir sur vos différents produits le coût de la facture d’électricité de vos installations. Encore une fois, on ne voit pas forcément ce que vient faire le PLM dans cette histoire sachant que l’ERP favorise déjà largement la tâche du contrôleur de gestion à travers la capacité à fixer des clés de répartition pour chacun de ces coûts mutualisés.

Tirer l’avantage d’une stratégie centrée sur le produit

La complexité arrive quand on parle de gestion de projet et de R&D. Surtout compte tenu des projets transversaux qui font de plus en plus partie des organisations d’entreprises. La solution est malgré tout gérée en général à travers des feuilles de temps pour lequel un responsable remontera au contrôle de gestion l’affectation de chacune de ses ressources.  Pour faire maintenant le lien avec le PLM, cette stratégie a pour principal caractère de se centrer sur le produit. On devrait donc à travers les outils qui supportent cette stratégie être capable de lire dans tout le cycle  de vie d’un produit: ses ventes (produits) et les ressources qui lui sont attribuées (module de gestion de projet).

Je n’ai pas encore une vision claire de comment les processus PLM peuvent apporter une valeur ajoutée par rapport à la gestion actuelle réalisée à travers l’ERP. Mais il est certain qu’à partir du moment où l’on intègre une gestion de projet liée à des produits et avec une valorisation de l’utilisation des ressources, on peut sûrement faciliter l’analyse de profitabilité de chacun de ces produits.

ERP – PLM

Au risque de réveiller les querelles ERP-PLM. Pour moi il n’y a pas forcément de frontière. Chacun est composé d’éléments qui parfois se retrouvent dans l’ERP et le PLM. Le PLM est, on le rappelle, un concept de gestion tourné sur le produit et non un logiciel. Je réaffirme ci-dessous ma vision de l’interaction entre ERP et PLM dans l’environnement informatique d’une entreprise. (ERP pour le bilan financier et PLM pour le bilan intellectuel)

ERP_PLM

Vous pouvez retrouver ce schéma sur la page PLM de notre site institutionnel.

Yoann Maingon

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