Open Source, Logiciel propriétaire, et entre les deux y’a quoi ?

Posted on July 20, 2010

XCodeDepuis quelques semaines voir quelques mois, la stratégie de l’Open Source dans le paysage des “solutions PLM” a nourri quelques blogs et parmi eux deux blogs parmi les plus lus surla planète PLM:

Chacun a traité de cette stratégie aujourd’hui uniquement représentée par Aras Innovator. La bonne surprise est que malgré le fait qu’il connaissent le modèle d’Aras qui veut que le logiciel soit divisé en deux niveaux et le niveau “core” n’a ses sources disponibles que pour les souscripteurs, il n’y a pas eu de blocage.

OpenSource Enterprise

OpenSource Enterprise

Mon analyse sur le fait que ce point ne pose pas de problème à ces deux blogueurs, est le fait que leur intérêt se situe dans le modèle de données. Même s’ils ne le disent pas clairement, en tant que professionnels du PLM, lorsqu’on leur dit PLM Open Source, ils veulent être capable de lire le modèle de données de la solution et de le modifier. Et il n’ont aucun besoin ni compétences pour réclamer les sources du moteur de la solution à l’éditeur.

Alors les puristes de l’Open Source diront que la solution n’est pas Open Source car toutes les sources ne sont pas délivrées (après avoir critiqué le fait que ça ne fonctionne que sur une plateforme Microsoft). Ainsi de la même façon que pour définir le PLM, nous manquons de termes pour définir des solutions qui peuvent se situer entre les deux. Oleg a travers son blog a souvent parlé d’Open Model. Le but est de définir à travers une graduation de termes à quel point une solution est ouverte et permet à d’autres personnes de la faire évoluer, de l’enrichir, de l’interfacer avec d’autres solutions ou tout simplement de l’utiliser sans licence restrictive.

Et tout cela, pour nous, n’a rien à voir avec la gratuité. Même si pour beaucoup Open Source est lié à la gratuité ou au moins à un coup réduit, le  but de l’Open Source est surtout de fournir ouverture et flexibilité. Ainsi au lieu de définir un logiciel soit Open Source, soir propriétaire ne pourrait-on pas établir une matrice avec des paramètres tels que:

  • sources disponibles
  • téléchargement libre
  • API disponibles gratuites, payantes ou autres conditions (certains éditeurs vous demandent des référence clients pour vous fournir les API)
  • modèle de données modifiable
  • etc…

Encore une fois, je ne cherche pas forcément à ce que cette grille soit établie. Le but est surtout d’interpeller sur la question:  à quel point vos solutions logicielles s’ouvrent elles à l’environnement logiciel dans lequel on les installe?

En attendant n’hésitez pas à télécharger cette solution que vous pouvez tester sur votre propre PC:

http://www.aras.com/support/downloads/downloadInnovator.aspx

Yoann Maingon

Yoann Maingon

Yoann Maingon is an Entrepreneur and a PLM enthousiast. He is our main blogger at Minerva as he has been publishing articles about General PLM concepts and Aras Innovator for more than three years.

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  • Yannick

    Hello,

    Pour répondre au titre de cet article, je pense qu’il y a le sur mesure qui permet:

    – de s’affranchir de lent, lourd et coûteux contrats de maintenance.
    – de faire ce qu’on veut, comme on veut et quand on veut.
    – de ne pas perde du temps et donc de l’argent quotidiennement en utilisant des softs qui ne correspondent pas exactement à notre besoin.

    A mon sens cela suffit pour dire qu’on va se payer un ou deux développeurs métiers qui me feront un soft qui répond au minimum à 100% de mon besoin.

    Voilà

  • Bonjour Yannick,

    En effet je pense qu’un des soucis majeurs, dans les intégrations de solutions pour mettre en place une démarche PLM, est la capacité des outils à couvrir 100% des besoins spécifiés et d’être capable aussi de couvrir les futurs besoins de l’entreprise et donc d’offrir une flexibilité et une maitrise importante.
    Après pour réduire les coûts de ces développements il peut être intéressant d’exploiter des bases existantes. Que ce soit des sources diffusées librement ou typiquement des moteurs de worflows, etc…
    En ce qui concerne les lourds contrats de support et de “faire ce qu’on veut, comme on veut…”, les outils open source ne sont pas supposés apporter de contrainte sur ces points.
    Le risque du custo, c’est qui est-ce qui va maintenir la solution en interne? Et que se passe t’il lorsque ces ou cette personne quitte la société. Cela n’est pas un blocage, mais juste un risque qu’il faut prendre en compte dans ce choix de démarche.

    Cordialement,

  • Yannick

    Tout à fait,

    mais là on se trouve sur un problème de bon management 🙂

    L’avantage des logiciels c’est que 100% du soft reste dans l’entreprise. Rien ne part avec la ou les personnes qui quitte l’entreprise !

    Après c’est une question de compétences et de temps pour ceux qui arrivent derrière (Management)

    Dans mon entreprise j’ai eu de la part du service informatique le même raisonnement car j’ai développé des applications.

    On m’a alors dit “Ce n’est pas pérenne, comment on va faire si tu pars etc… blablabla”. Ce sont des discours de gens incompétents et peureux pour moi.

    La pérennité dans ce cas là est largement assimilable au fameux bug de l’an 2000.

    J’ai un ami qui a proposé la solution du custo dans sa boîte pour l’implantation d’une solution PLM.

    Ses chefs ont eu peur !

    Résultat, ils ont acheté un super logiciel asseze onéreux et là il passe son temps à programmer dans et autour de ce fameux logiciel pour qu’il tente de répondre au besoin CQFD !!!!

    Conculsion: Ils paient des licences et un contrat de maintenance et un développeur pour développer !!!

    Très bon choix de la part des dirigeants :)))))

  • Tout à fait d’accord pour la responsabilité du management, et c’est d’ailleurs pour ça que je parlais d’un risque et non d’un point bloquant. Puisqu’il suffit au niveau du management de justement s’assurer que la pérennité du logiciel peut être validée (documentation, utilisation de standards de développement, utilisation de technos auxquelles les ressources du marché sont formées…).
    Pour ce qui est du PLM sa complexité dans certaines industries rend surement comparable les coûts d’intégration d’un outil existant avec les coûts d’une développement custo. Je pense que cela est moins vrai pour certains domaines consommateurs de PLM tels que la Mode et le développement soft.
    Mais le but de Prodeos est justement de trouver la bonne granularité pour définir une plateforme logicielle à partir de laquelle on puisse développer des modèles de données respectant des standards et best practices définit par des structures traitant du PLM sans parler logiciel. Tout cela dans un but de réduire les délais de déploiement et de permettre l’adaptation aux futures évolutions de l’entreprise.

  • Yannick

    Dans ma boîte, la solution PLM et ce qui va avec se chiffre à plus de six 0 sans compter les gens qui s’en occupe en interne.

    Je pense qu’avec ce budget on peu engager un ou deux développeurs.

    Quelle langage utilisez-vous pour votre solution OpenSource ?

  • Cela ressemble en effet un projet coûteux et malheureusement dans la norme de grands projets PLM de ces dernières années.
    Pour la solution Aras Innovator développée par Aras corp, société implantée près de Boston, toute la solution est développée en .net. Cette société a 10 ans et proposait avant une solution multi plate-forme. Pour limiter le nombre d’OS à supporter et voyant que la majorité de leurs prospects avaient des infrastructures Microsoft, ils ont décidé de passer au 100% Microsoft.
    En tant qu’intégrateurs, nous profitons des outils Microsoft pour développer des extensions et interfaces. Cependant il n’y a pas de blocage sur ce point. Il est tout à fait possible de développer autour de cette solution avec d’autres langages.
    Nous réalisons justement une formation Développeurs qui permet d’aborder les principaux concepts et objet pour permettre des développements d’application tierces quelque soit le langage utilisé.
    Pour nos connecteurs Autodesk c’est tout en .net (C# et VB.net)

  • Yannick

    Ok,

    merci pour ces infos. Personnellement je développe une solution basé sur mon expérience de bureau d’études.

    Etant un Microsoftient dans l’âme je suis parti sur une solution Silverlight.

    Encore merci

  • Vous le développez personnellement ? Avec pour objectif d’en faire une solution commerciale ?

    Ce vendredi je vais publier un article sur l’évolution du PLMLab vers un statut associatif. Je pense que votre expérience de bureau d’études est importante. On essaye de bien dissocier concepts PLM et outils supportant ces concepts.
    Dans le cadre de cette évolution on recherche des personnes connaissant le terrain, des industriels de toutes les tailles.

    N’hésitez pas à découvrir le PLMLab ( http://www.plmlab.fr/ ) et à participer à la première réunion de présentation du passage au statut associatif ( http://www.plmlab.fr/index.php?page=association ).

    Cordialement,

  • Yannick

    Bonjour,

    je le développe personnellement avec objectif de la commercialiser ou de commercialiser mes services autour de cette solution. Pour le moment je bosse dessus en plus de mon job d\\\’Ingénieur R&D.

    L\\\’idée m\\\’est venu car je suis passionné par ce domaine et j\\\’ai une double casquette (Ingénieur R&D Horlogerie et Ingénieur d\\\’application).

    Aujourd\\\’hui, je travaille uniquement dans le secteur horloger mais en participant activement au développement et l\\\’application de la philosophie PLM dans ma société.

    Et au vue de ce qui existe, je me dit qu\\\’il y a encore beaucoup de place sur ce secteur pour des logiciels.

    donc je développe 🙂

  • Yannick

    Autre question,

    J’ai télécharger votre solution et l’installation semble s’être bien passé. Cependant, il n’y a aucun
    raccourci dans le menu Programme et je n’ai pas trouvé d’exécutable non plus !!!

  • Il n’y a en effet aucune application installée sur le poste client. Et sur le serveur l’installation créée une nouvelle application web dans l’IIS. Donc normalement vous devez trouver un raccourci sur votre bureau qui est en fait un raccourci vers la page web de type “http://nomserveur/nomapplication (normalement en local et par défaut ça donne: http://localhost/InnovatoServer.
    Il est cependant nécessaire d’appliquer l’exécutable sdns.exe que vous trouverez sur le site d’aras.
    Il y a quelques questions qui ont trouvé leurs solutions sur notre ancien forum: http://prodeos.com/Forum/ toujours accessible

    Nous encourageons les personnes à passer à notre nouveau forum sur http://www.prodeos.com/forum

  • Yannick

    Ok,

    merci je vais testé si cela fonctionne mieux…….

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