CAD/CAO – PDM/SGDT – PLM/???

Posted on July 13, 2010
Cet article fait suite à différents évènements dont le principal déclencheur est surement cette discussion à travers des commentaires sur blogs interposés que j’ai pu avoir avec Hervé Mengo à propos de la signification du PLM. Nous avons échangé quelques commentaires et donc passé quelques temps à vouloir affirmer la définition du PLM de chacun alors qu’on ne parlait pas de la même chose. On s’est rendu compte rapidement que même si nous n’avons pas forcément la même définition, nos deux explications n’étaient pas contradictoires (traitant d’éléments différents) et nous adhérons je pense à une même vision globale de ce qu’est le PLM, une sorte d’ingénierie de l’ingénierie pour reprendre ses termes.
Cette incompréhension dans des discussions sur le PLM n’est pas la première de ma jeune activité de consultant PLM et les demandes régulières qui me sont faites de définir le PLM me ramènent souvent à une même problèmatique: pourrait-on, pour se détacher d’un langage clairement commercial, dissocier différentes activités inclues dans le PLM et leur donner des accronymes francophones comme on a pu le faire pour CAD et PDM (respectivement CAO et SGDT).
Quand on parle PLM il y a deux écoles, ceux qui veulent vous vendre un logiciel et qui profitent du “buzz” sur ce terme (image google trends)(Prodeos ne peut échapper en partie à ce groupe), et ceux (dont j’ai l’impression que Prodeos fait réellement partie) qui vous le présente comme étant principalement une stratégie, une démarche de l’entreprise pour capitaliser les informations liées au cycle de vie du produit. Cependant les éditeurs qui vendent un logiciel sous la bannière PLM n’ont pas complètement tort compte tenu du fait qu’il est rapidement nécessaire d’avoir un outil informatique adéquat pour supporter la démarche mise en place. Le problème de cette dérive est que le sujet n’a pas été assez longtemps travaillé sur papier. Les solutions ont été vendues avant d’en définir les concepts clairs. Souvent par extensions de solutions existantes, le PLM n’a pas été pensé dans sa globalité en partant d’objets logiques de base.
Ainsi en anglais je pense qu’il faudrait dissocier:
– “PLM” qui représente le concept, l’ensemble des méthodes de gestion, les divers modèles de données
– “PLM enabling software” ou “PLMES” qui représenterait donc l’outil ou environnement informatique qui permettrait de réaliser cette gestion.
C’est exactement ce que l’on voit pour la gestion de configuration de type CMII. Toute cette gestion est définie sur papier. L’institut ICMHQ ne réalise pas de logiciel et ne vend ni représente aucun éditeur. Ils travaillent sur les concepts avancés de gestion de configuration. Ce n’est qu’à partir de leur “paper based system” qu’ils établissent une grille d’évaluation pour définir à quel point telle ou telle solution informatique permet de favoriser cette gestion.
Donc en français nous pourrions créer les accronymes équivalents permettant de bien identifier les différences de métier:
– la “GEIPE” : Gestion étendue de l’Information du Produit de l’entreprise
– un “SIGEIPE” : Système d’Information de Gestion de l’Information Etendue du Produit de l’Entreprise.
Alors bien sûr ce ne sont pas des accronymes à 3 lettres et vous les aurez surement oublié le lendemain de la lecture de cet article. Le but n’est d’ailleurs pas de créer ici de nouveaux termes qui feront leur Buzz mais simplement d’interpeller toutes les personnes qui conversent sur le sujet du PLM pour leur permettre de faire la distinction entre les concepts (Back to Basics) et la technologie qui en permet l’application.
N’hésitez pas à proposer vos accronymes ou à débattre sur le sujet…

PLMESCet article fait suite à différents évènements dont le principal déclencheur est sûrement cette discussion à travers des commentaires sur blogs interposés que j’ai pu avoir avec Hervé Menga à propos de la signification du PLM. Nous avons échangé quelques commentaires et donc passé quelques temps à vouloir affirmer la définition du PLM de chacun alors qu’on ne parlait pas de la même chose. On s’est rendu compte rapidement que même si nous n’avons pas forcément la même définition, nos deux explications n’étaient pas contradictoires (traitant d’éléments différents) et nous adhérons je pense à une même vision globale de ce qu’est le PLM, une sorte d’ingénierie de l’ingénierie pour reprendre ses termes.

Cette incompréhension dans des discussions sur le PLM n’est pas la première de ma jeune activité de consultant PLM et les demandes régulières qui me sont faites de définir le PLM me ramènent souvent à une même problèmatique: pourrait-on, pour se détacher d’un langage clairement commercial, dissocier différentes activités inclues dans le PLM et leur donner des accronymes francophones comme on a pu le faire pour CAD et PDM (respectivement CAO et SGDT).

plmpdm

plm vs pdm

Quand on parle PLM il y a deux écoles, ceux qui veulent vous vendre un logiciel en profitant du “buzz” sur ce terme (voir image google trends ci-contre)(Prodeos ne peut échapper en partie à ce groupe), et ceux (dont j’ai l’impression que Prodeos fait aussi partie) qui vous le présentent comme étant principalement une stratégie, une démarche de l’entreprise pour capitaliser les informations liées au cycle de vie du produit. Cependant les éditeurs qui vendent un logiciel sous la bannière PLM n’ont pas complètement tort compte tenu du fait qu’il est rapidement nécessaire d’avoir un outil informatique adéquat pour supporter la démarche mise en place. Le problème de cette dérive est que le sujet n’a pas été assez longtemps travaillé sur papier. Les solutions ont été vendues avant d’en définir les concepts clairs. Souvent par extensions de solutions existantes, le PLM n’a pas été pensé dans sa globalité en partant d’objets logiques de base.

Ainsi en anglais je pense qu’il faudrait dissocier:

– “PLM” qui représente le concept, l’ensemble des méthodes de gestion, les divers modèles de données

– “PLM enabling software” ou “PLMES” qui représenterait donc l’outil ou environnement informatique qui permettrait de réaliser cette gestion.

C’est exactement ce que l’on voit pour la gestion de configuration de type CMII. Toute cette gestion est définie sur papier. L’institut ICMHQ ne réalise pas de logiciel et ne vend ni représente aucun éditeur. Ils travaillent sur les concepts avancés de gestion de configuration. Ce n’est qu’à partir de leur “paper based system” qu’ils établissent une grille d’évaluation pour définir à quel point telle ou telle solution informatique permet de favoriser cette gestion.

Donc en français nous pourrions créer les accronymes équivalents permettant de bien identifier les différences de métiers:

– la “GEIPE” : Gestion étendue de l’Information du Produit de l’entreprise

– un “SIGEIPE” : Système d’Information de Gestion de l’Information Etendue du Produit de l’Entreprise.

Alors bien sûr ce ne sont pas des accronymes à 3 lettres et vous les aurez sûrement oubliés le lendemain de la lecture de cet article. Le but n’est d’ailleurs pas de créer ici de nouveaux termes qui feront leur Buzz mais simplement d’interpeller toutes les personnes qui conversent sur le sujet du PLM pour leur permettre de faire la distinction entre les concepts (Back to Basics) et la technologie qui en permet l’application.

N’hésitez pas à proposer vos accronymes ou à débattre sur le sujet…

Yoann Maingon

Yoann Maingon is an Entrepreneur and a PLM enthousiast. He is our main blogger at Minerva as he has been publishing articles about General PLM concepts and Aras Innovator for more than three years.

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