PLM = BPM + ECM + PM + CMII + … (if standards == true)

Posted on June 28, 2010

Aras innovator est présenté sous plusieurs appellations selon l’entreprise qui le présente.

  • Aras corp: “Advanced PLM Software”
  • Prodeos: “Enterprise Open Source PLM”
  • AESSIS : “Advanced enterprise open-source PLM solution”

On a publié un article récemment sur la vision du CEO d’Autodesk, Carl Bass, sur le PLM et dans lequel il indiquait que c’était principalement un outil marketing supplémentaire pour les grands éditeurs de CAO. Compte tenu de la difficulté que l’on peut avoir à expliquer ce qu’est une solution PLM, je reconnais qu’en effet, parler d’un “logiciel PLM” ou d’une “solution PLM” a principalement un but marketing car cela ne définit pas clairement ce que l’on trouvera dedans, le terme PLM n’étant pas clairement défini.

PLM est avant tout un concept de gestion de l’information

Dernièrement, Deelip Menezes (fondateur & CEO de SYCODE et Co-fondateur & CTO de Print3D Corporation) rédigeait sur son blog ses récentes discussions avec Peter Schroer, CEO d’Aras corp. Une de ses discussions l’a amené à rédiger un court article sur la définition du PLM. Peter indique dans leur conversation qu’à chaque discussion à propos de PLM avec ses clients et prospects, il en vient à discuter de sujets très divers et pourtant parlant tous de PLM. C’est donc pour cela qu’il est compliqué de définir le PLM car pour chaque entreprise ou chaque fonction de l’entreprise on en trouve encore des visions très diverses. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas une définition à plus haut niveau qui n’englobe pas la vision de chacun. Il transmet d’ailleurs par la suite une définition (ou non définition) du PLM : “PLM is easy to define. It’s 3 things. A product. Its lifecycle. And Managing it.” Sans prendre le temps de reformuler une définition claire dans cet article je pense cependant qu’une bonne manière de définir le PLM sera d’expliciter son but. A quoi cela sert d’avoir une stratégie PLM? Pourquoi avoir besoin d’investir dans des logiciels? Quel en sera le retour sur investissement? Lorsque cela est mieux défini alors on a la définition du PLM.

Le concept de PLM s’appuie sur des modules existants

Le PLM est donc une réflexion haut niveau sur comment gérer toute l’information liée à nos produits, toute la valeur ajoutée intellectuelle de l’entreprise et son cycle de vie. Les entreprises, et en particulier depuis l’explosion de l’informatique et des données qui y sont liées, ont traité divers problèmes plus spécifiques bien avant que l’acronyme PLM devienne si populaire.

GED – Gestion Electronique des Documents (ou ECM en anglais)

La gestion électronique des documents avait, compte tenu de l’informatisation des entreprises, pris en compte les processus d’acquisition de documents, le classement de ces documents, leur stockage et leur diffusion.

BPM – Business Process Management

La modélisation et le pilotage de procédure d’entreprise permet d’automatiser des processus de l’entreprise. Cet outil n’est pas spécifique à une gestion de données intellectuelles de l’entreprise mais reste un outil majeur et incontournable de toute solution informatique aujourd’hui pour capitaliser les procédures, s’assurer de leur bon fonctionnement et connaître l’état et l’avancement de toute tâche dans l’entreprise à un instant T.

PM – Project Management

La solution de gestion de projet a pendant longtemps permis de réaliser de la planification plus ou moins avancée sans pour autant permettre de réaliser un lien direct avec le contenu du projet. Depuis quelques années cependant plus de solutions sont disponibles pour intégrer de la documentation, des outils de communication, etc…

PDM – Product Data Management

Pour certains c’est l’ancêtre du PLM, pourtant il n’en est rien. Le PDM a pour but de gérer des données de conception du produit, et ce, en se focalisant principalement sur la gestion de données CAO. Alors oui ça peu être plus large, gérer l’évolution d’une configuration, gérer des workflows de validation mais cela peut être aussi être plus restreint comme gérer simplement le Check-in et Check-out de structure CAO de produits. Encore une fois les frontières d’un PDM ne sont pas toujours claires et certaines de ses fonctions peuvent se retrouver dans la GED ou le BPM.

CM – Change Management

L’outil de gestion des modifications va permettre de réaliser toute la gestion de configuration et de manière plus générale faciliter la gestion des évolutions de l’entreprise autant dans ses produits que dans ses méthodes. Il doit permettre la gestion de matrices d’impact qui permettent d’évaluer les conséquences de tout changement dans la définition d’un produit voire dans tout autre élément, ou procédure de l’entreprise.

QM, Reporting, …

Enfin de nombreux autres outils existant principalement sous forme de tableurs peuvent aujourd’hui offrir une réelle valeur à un outil de gestion de cycle de vie de l’information des produits.

Les standards, la brique fondamentale qui crédibilisera le PLM

Quand on a tout ces outils qui existent, pourquoi s’obstiner à réinventer la roue et surtout comment prétendre que nous serons capables de réaliser des modules aussi performants que ceux des éditeurs qui ne se concentrent souvent que sur un seul de ces modules? Vous allez me dire que c’est un peu contradictoire avec la démarche de Prodeos qui intègre la solution Aras Innovator dans laquelle chacun de ces modules a été entièrement recréé. Oui c’est en partie contradictoire avec la démarche d’Aras, pas avec la démarche de Prodeos qui en tant qu’intégrateur propose le meilleur outil. L’outil parfait n’existe pas encore.

L’élément qui fera la différence sera l’application de standards. Si chaque éditeur de solutions assimilables à des modules PLM, base sa solution sur des standards (que ce soit les standards actuels ou des nouveaux standards établis par plusieurs éditeurs), alors on pourra créer des solutions PLM à la carte qui permettront de correspondre à chaque société.

En attendant, et pour en revenir à Aras Innovator, même s’ils ont recréé les briques principales tels que GED, CM et BPM, ils plébiscitent cependant l’utilisation de standards pour que de nouveaux modules soit aisément interfaçables avec leur solution. D’autres éditeurs vont il s’ouvrir à ce point pour favoriser ce genre de développements? Pour l’instant Aras a pris de l’avance, mais je ne serais pas étonné de voir des outils proches de Google prendre rapidement des parts de marchés sur le PLM grâce à leur ouverture technique.


 

Yoann Maingon

Yoann Maingon is an Entrepreneur and a PLM enthousiast. He is our main blogger at Minerva as he has been publishing articles about General PLM concepts and Aras Innovator for more than three years.

More Posts

  • Could I get the English translation please?

  • Hi,

    i’m sorry that this Blog is not in english. It really was a choice from Prodeos to offer a French blog about PLM concepts. It would have been much easier for us to get a lot more reader if it would have been written in English and we were tempted to do so. But we believe that there is a big step to do in France for SMB companies, and Prodeos wants to exchange with them in French to understand everyone’s need.
    Maybe when we’ll have more international activities and more ressources we would write it in both languages.
    Until then, the best thing you can do is click on the US flag at the top right of the blog to get it translated by google translation service. It’s not always very well translated but you should get the main idea.
    I hope that will be enough for you to join the conversation!

    Best regards,
    Yoann

  • Je ne pense pas que cela soit quelque chose comme cela.
    voir mon commentaire sur l’article http://www.prodeos.fr/?p=1110
    Le PLM, ce n’est pas une collection de modules du type machin-truc management, avec des systèmes informatiques correspondants, je suppose, à mettre dans un grand sac et en faire un super machin-truc qui sait tout sur le produit…
    Ce serait plutôt un métier, le métier dont l’activité est la conception de systèmes d’information en vue de les mettre en place pour des organisations qui font du développement de produits et de services : l’ingénierie de l’ingénierie, l’engineering engineering, par analogie avec l’ingénierie mécanique (mechanical engineering), l’ingénierie logicielle (software engineering) etc.
    Je ne suis pas pour autant manager ou CEO ou grand guru du PLM qui tue, je suis ingénieur et consultant PLM, mais quelque chose me dit que je ne suis pas loin de la vérité.
    Non ?

  • Je veux bien entendre votre désaccord, encore faut-il exposer des arguments.On tombe dans la comparaison du bon et du mauvais chasseur. (“le bon chasseur, il chasse! le mauvais chasseur, il chasse, mais c’est pas pareil!)

    Vous êtes juste entrain de dire que le PLM n’est pas une mixture de choses qui existent, c’est le design d’un système d’info complet. Donc y’a des gens qui travaillent sur la gestion de maquettes numériques, d’autres sur les workflows, d’autres sur la GED… mais non il faudrait tout re-concevoir pour chaque entreprise?
    Est-ce que vous redessinez toutes vos vis quand vous faites un assemblage CAO (Ingénierie Produit)? non? Encore faut-il que celles qu’on vous met à disposition soient lisibles par votre système. Pour l’ingénierie de l’ingénierie on passe juste à un niveau haut dessus. Et donc si le moteur de workflows est capable de communiquer avec votre PDM, ils peuvent à eux deux commencer à former un PLM.

    Cordialement,
    Yoann

  • Argh…querelle de vocabulaire… désolé pour la mauvaise compréhension.
    Je pense qu’on ne peut comparer que des choses comparables, et que PLM vs PDM n’a pas de sens.
    Le PLM est une discipline, un métier de l’ingénieur, qui s’apprend. Les PDMs sont des outils informatiques qui s’acquièrent, comme les xAOs.
    Par analogie, l’ingénierie mécanique est un métier, et la CAO mécanique est l’un des outils de l’ingénieur mécanicien.
    Quand on conçoit un assemblage, on fait de la conception mécanique qui est une des activités de l’ingénieur mécanicien. Pour faire de la conception mécanique, on peut utiliser un système de CAO. Ce système de CAO utilise des formes “standard”, dont les formes de vis que vous évoquez, qu’il peut alors chercher ailleurs dans des “bibliothèques” de standards. Il les lit, les inclut dans son modèle d’assemblage de formes, et stocke ce modèle d’assemblage de formes dans un fichier.
    Le PLM nous apprend à construire des référentiels, à les faire évoluer et à relier les éléments de ce référentiel à d’autres éléments d’autres référentiels, à les rendre disponibles pour les différents acteurs de l’ingénierie. Dans notre cas, par exemple, nous avons à faire à un référentiel de formes communément réutilisables en ingénierie mécanique, lorsque se pose le problème de concevoir un assemblage (ici je brode, je ne suis pas ingénieur mécanicien) par un système vis-écrou.
    C’est le PDM qui fournira le service de maintien de ce référentiel, et la CAO qui l’utilisera.
    C’est le métier du PLM que nous exercerons quand nous couplerons les outils PDM, la CAO et le système qui maintient la bibliothèque extérieure, compte tenu du contexte chez le client : c’est un vrai métier de concevoir le système d’information, adapté au besoin du client, il ne suffit pas d’acheter un PDM et une CAO pour que cela marche en tournant la clé, vous le savez bien, même si les vendeurs de PDM, de CAO et de standard prétendent le contraire, parce que le contexte du client est toujours différent.
    Et c’est d’ailleurs cela qui fait l’intérêt du métier de consultant PLM, non ?

  • Tout à fait d’accord, et je rappel souvent dans ce blog, que le PLM n’est pas un logiciel mais une démarche de partage et d’évolution d’information autour d’un même produit. Après, toujours dans ce problème de vocabulaire il nous manque des termes pour désigner les solutions telles qu’Aras Innovator. Si on ne veut pas les appeler PLM, en anglais on pourrait au moins dire “PLM strategy enabler”, en français??? j’ai commencé un article sur le sujet en inventant des noms avec des acronymes français. Ils ne seront pas retenus mais le but est de faire comprendre la distinction entre ces objets.

    Cordialement,

  • Undigné

    J’ai développé du PLM pour des banques et aussi des partis politiques…. La standardisation du marché PLM ne viendra qu’avec l’implication massive des grands du numériques ( Google, Microsoft, Amazon etc..) et alors toutes les solutions propriétaires issues du monde de la conception pure de produits pour l’industrie et des process orientés banques et assurances seront balayés par une offre très peu coûteuse. La réutilisation des architectures à coût zéro étant le Graal des entreprises.

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