Qu'y a-t-il dans un progiciel PLM ?

Posted on May 19, 2010

le_lapin_du_chapeauA votre avis, quel est le jeu préféré de l’utilisateur moyen d’un progiciel PLM nouvellement installé ? On peut penser que, après avoir découvert comment le progiciel “fonctionne” (je clique ici ou là, j’ouvre tel menu ..), l’utilisateur passe ensuite une grande partie de son temps à découvrir comme le progiciel “raisonne”. Autrement dit, il tente de comprendre les logiques métier sous-tendues par les interfaces que le progiciel lui propose : qu’est-ce que veut dire officiel ? Qu’est-ce qu’une version ? etc.

Assez vite, il comprend ensuite qu’il faut aussi comprendre comment le progiciel se représente les objets métier qu’il doit gérer : qu’est-ce qu’un document ? Qu’est-ce qu’un article ? Qu’est-ce qu’une nomenclature ?  Tout ceci est loin d’être trivial. C’est même des questions critiques auxquelles le “guide de l’utilisateur” d’un progiciel sera bien en peine de répondre. De là à penser qu’un utilisateur PLM consacre beaucoup de son temps à faire du reverse engineering, à ré-inventer le fil à couper le beurre, ou à concilier tant bien que mal ses pratiques actuelles avec celles qu’il croit discerner dans le système d’information, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement ….

Pour autant, il existe bien des entreprises où la maturité PLM est telle que ces objets et logiques “métier” sont parfaitement connues et maîtrisées. Mais peut-on dire que tous les éditeurs et les intégrateurs font partie de ces entreprises à forte maturité PLM ? Je vous laisse répondre en vous proposant un petit test : demandez à votre intégrateur ou votre éditeur préféré de vous présenter “son” modèle de donnnées, brique fondamentale permettant de décrire les objets manipulés et leurs relations. Certains d’entre eux vous le montreront rapidement, certains pourront même vous en parler et le justifier, d’autres vous autoriseront à le modifier dans une certaine mesure, d’autres enfin vous diront que le modèle n’est pas disponible, qu’un utilisateur n’a pas à le connaitre et que de toutes les façons une vision 3D d’un modèle numérique est l’alpha et l’oméga d’une démarche PLM.

Les utilisateurs les plus avertis (ou pragmatiques) de la dernière catégorie de solutions ou ceux au milieu du gué commenceront alors un travail de reverse engineering pour véritablement redécouvrir le modèle de données du progiciel déployé et pour construire une démarche PLM solidement ancrée dans des fondamentaux métier. Est-ce toujours possible pour toutes les solutions ? Dans tous les cas, le bon sens ne nous conduirait-il pas à adopter tout de suite une solution dont on connait parfaitement le modèle de données, proposant des outils pour l’explorer et dont nous pourrons discuter avec des hommes et des femmes de façon pertinente avec une logique métier ?

Pascal Morenton

Yoann Maingon

Yoann Maingon is an Entrepreneur and a PLM enthousiast. He is our main blogger at Minerva as he has been publishing articles about General PLM concepts and Aras Innovator for more than three years.

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